samedi 24 mai 2014

Le Festival de Cannes referme ses portes



L'heure du verdict approche... A 18h55 débutera la cérémonie de clôture et le palmarès de cette 67e édition sera enfin révélé.

Il se murmure que Julianne Moore aurait été rappelée (un prix d'interprétation féminine en perspective ?). A prendre bien sûr au conditionnel car des rumeurs qui ne sont jamais confirmées se répandent comme une trainée de poudre sur la toile.

Le programme du 24 mai diffusé en clair sur Canal Plus

• 18h25 : Les Marches
• 18h30 : L'avant clôture
• 18h55 : La Cérémonie de clôture
• 19h50 : L'après clôture

Les différents streamings

Canal +
TV Festival de Cannes/Youtube
TV Festival de Cannes/Dailymotion

TV Festival de Cannes diffuse uniquement la montée des marches et les conférences de presse qui suivent la cérémonie de clôture.

vendredi 23 mai 2014

Interview de David Michôd pour Libération

David Michôd : "Je ne suis pas cynique".

Portrait du réalisateur de "The Rover" après "Animal Kingdom"

«Je suis d’accord, mes films sont brutaux et sombres, mais The Rover, comme Animal Kingdom, joue surtout avec des genres que j’aime : la science-fiction, les films d’action, le western. J’ai écrit le scénario de celui-là peu après la crise économique mondiale. Les financiers responsables n’ont pas été mis face à leurs responsabilités, aucun compte ne leur a été demandé : ma colère s’est transformée en réflexion sur le monde qui pouvait advenir si ce processus continuait, même s’il ne s’agit évidemment pas d’un film à thèse. The Rover crée un monde qui serait l’extension de celui d’aujourd’hui si on laisse les choses filer. Je ne suis pas anticapitaliste, mais contre le capitalisme excessif et pour une régulation. Les gens qui ont du pouvoir sont souvent psychopathes, et il est nécessaire de les tenir à l’œil.

«Je ne connaissais pas l’outback [le désert australien, ndlr] avant le tournage. Cet endroit est mythique et fait partie de l’imaginaire du pays. Il s’est révélé aussi terrifiant et inspirant que je l’imaginais.

«Je vis entre Sidney et Los Angeles. J’ai rencontré Robert Pattinson à LA il y a plusieurs années et je l’ai immédiatement apprécié. Il est intelligent, il dégage une énergie étrange et j’aime son visage : à la fois très beau, étrange et très ouvert.

«Ma mère est hôtesse de l’air, mon père vend des ordinateurs. Avant de faire du cinéma, j’avais un job administratif au ministère de l’Education nationale, pas inintéressant mais j’ai réalisé que cette carrière était en train de me choisir et non l’inverse. J’ai intégré une école de cinéma à Melbourne. Pendant un temps, j’ai aussi travaillé à Inside Magazine, où j’ai commencé comme standardiste pour devenir trois ans plus tard rédacteur en chef. Ça m’a évidemment fait réfléchir au cinéma que je voulais faire.

«A la fac, où j’ai étudié la littérature et la philosophie, j’étais obsédé par Jacques Derrida, il a complètement changé ma façon d’envisager la signification. Et Michel Foucault m’a fait prendre conscience du fait que le langage régit le monde, avec des soubassements et des enjeux politiques. Ah, non, je ne suis pas cynique ni nihiliste, plutôt sentimental. Je me réveille chaque matin avec un sentiment de joie et d’émerveillement. Et à mes yeux, contrairement à Animal Kingdom, The Rover est aussi un film d’amour. Ces frères s’aiment, même si c’est à leur façon, très primitive.»

Source : Libération

Interview de Robert Pattinson pour ET Canada (vidéo et article)




Rien n'est plus angoissant dans la vie d'un acteur que d'auditionner pour un rôle dans un film. Même pour Robert Pattinson, l'un des acteurs qui a le plus réussi et le plus populaire dans le monde, auditionner pour un rôle peut être une expérience insupportablement stressante. Afin d'obtenir le rôle principal dans The Rover, par exemple, Pattinson a dû faire un bout d'essai devant le réalisateur David Michôd (Animal Kingdom) et il a estimé qu'il n'avait pas été bon.

"Je suis tellement mauvais quand je fais des essais et j'étais terrifié à l'idée de ne pas avoir le rôle" dit Pattinson à ET Canada en exclusivité. "Je me suis vraiment, vraiment battu pour ça se fasse".


Qu'est ce qui a fait que Pattinson - un acteur qui ne manque pas de propositions de scénarios - s'est battu pour ce rôle en particulier ? Comme l'a expliqué Robert Pattinson, le rôle de Reynolds (un vagabond naïf et simple d'esprit) était tout simplement trop bon pour le laisser passer.


"C'est un personnage qui n'a pas vraiment de contraintes" dit-il. "On ne sait pas vraiment précisément d'où il vient ou ce que sont ses désirs ou même quel est son état mental et je me suis senti vraiment à l'aise pour l'interpréter parce que je pouvais faire ce que je voulais".


Contrairement à ce qui s'est passé pendant son audition pour le rôle, Pattinson était complètement à l'aise dans le personnage pendant le tournage - une expérience qui était une première pour la star de Twilight. "En l'espace d'une seconde j'ai eu le sentiment de savoir ce que je faisais, dès que j'ai endossé le personnage, et je n'ai jamais vraiment eu une telle impression auparavant" dit-il.


Source ET Canada via RP Life - Traduction RP France 
 
Au sujet des passages ne figurant pas dans l'article mais dans la vidéo


A la question de savoir comment il se sent au moment de l'interview, Rob répond en riant regretter ce qu'il a fait la nuit précédente.

Au sujet de Maps to the Stars, pour lui c'est une magnifique expérience, David Cronenberg étant quelqu'un pour qui il a énormément de respect. 

Traduction RP France

Vidéo bonus de Robert Pattinson au Grand Journal à Cannes - 20 mai

Comme souvent quand un chanteur se produit au Grand Journal, il effectue un deuxième titre hors diffusion télé mais à retrouver sur la page du site de l'émission.

Kylie Minogue n'a pas dérogé à la règle et a donc chanté "Can't get you out of my head" et, bonne surprise, Rob et Guy Pearce sont restés.



David Michôd se confie à Hitfix au sujet de Rob et de The Rover

Michôd a fait irruption sur la scène en 2010, après que "Animal Kingdom" soit devenu, sans doute, le film étranger ayant eu le plus grand succès à Sundance cette dernière décennie. Non seulement ce film a lancé la carrière de Michôd, mais il a permis à l'actrice Jacki Weaver d'obtenir sa première nomination aux Oscars et finalement une reconnaissance méritée en dehors de l'Australie. Et diriger un acteur et lui permettre d'obtenir une nomination aux Oscars dans votre premier film, ça n'est pas une mince affaire. En revanche, au lieu de se laisser happer par un important projet de studio, Michôd a retrouvé ses collègues et amis du "Kingdom" pour "The Rover", dont la première a eu lieu ce dimanche dans le cadre des séances de minuit à Cannes.

L'action de ce nouveau thriller se situe 10 ans après "la chute", dans l'arrière pays australien sous le choc de l'effondrement de l'économie mondiale. Ca n'est pas "Mad Max" ou un de ces films post-apocalyptiques qu'on voit de plus en plus au cinéma ou à la télévision. L'anarchie est totale, les gens survivent à peine, mais il y a un semblant d'organisation dans le monde. Le scénario est centré sur le duo improbable que forment Eric (Guy Pearce) et Rey (Robert Pattinson). Le premier tente de récupérer sa voiture auprès du frère du second pour des raisons qui ne sont révélées qu'au moment de la scène finale du film. C'est un film sombre, dur avec des décors stellaires et une véritable implication de la part des deux acteurs principaux. Plus important encore, pour son deuxième film, Michôd n'est pas tombé dans la facilité.


David Michôd parle de Robert Pattinson et de The Rover avec Indiewire

Avec Robert Pattinson à vos côtés, le nombre de flashs sur le tapis rouge a augmenté l'autre soir.

Oui, par moments j'ai réalisé qu'aucun d'eux n'était pointé sur moi [rires].


( ... )


Quelle lecture voulez vous que le public ait de "The Rover" ? Pour moi, c'est un conte nihiliste incroyablement sombre. Est ce que vous le voyez ainsi ? Les critiques ont écrit que la thématique du film était la colère, un peu comme "Animal Kingdom".

À certains égards, oui, c'est un film sur la colère. J'ai l'impression que j'étais en colère quand je l'ai écrit. Mais en même temps j'ai le sentiment que "Animal Kingdom" est un film plus sur la colère que celui-ci. A la fin de "Animal Kingdom", il ne reste plus qu'une galerie étrange de personnages en manque d'affection. Alors qu'ici, bien que ce film se termine pour tous dans la violence, il y a la place pour les sentiments et les liens qui unissent les êtres humains.

Vous pouvez vous targuer d'avoir fait un des moments les plus légers vus à Cannes, la scène où le personnage de Pattinson fredonne le titre de Keri Hilson tout seul dans une voiture.

Vous êtes la première personne à m'en parler ! Je m'attendais presque à ce qu'on ne me parle que de ça. Quand je donnais des interviews pour "Animal Kingdom", tous les journalistes m'interrogeaient sur "All Out of Love".


jeudi 22 mai 2014

Article LA Times : Robert Pattinson au sujet des réactions à Hollywood vis à vis de Maps to the Stars

Extraits traduits

Basés à Los Angeles, Variety et The Hollywood Reporter, en revanche, ont donné des avis mitigés, trouvant le film "très négatif" vis à vis d'Hollywood, tandis que la presse étrangère accueillait plutôt favorablement ce dernier. Le producteur du film, Bruce Katz, dit que ça n'est pas une coïncidence, se demandant si le film n'a pas tapé dans le mille pour certains médias très orientés Hollywood.

Pattinson, qui, après la série "Twilight", a eu sa part de grands tournages à Hollywood, s'est dit surpris des grincheux.


"Il y a des gens qui le trouvent comme ça ?" a-t-il demandé quand on lui a parlé des premières réactions. Il a ajouté : "Le personnage de l'enfant acteur fait vraiment très réaliste. Sur presque tous mes tournages, il y avait quelqu'un comme ça".


Interrogé sur ses expériences avec certaines personnalités particulièrement narcissiques, il a dit : "Eh bien, Hollywood attire les gens un peu dingues et si à ça vous ajoutez l'appât du gain, alors..." finissant dans un murmure.


(...)


"Maps" sera projeté à nouveau lors d'un festival, probablement celui de Toronto, avant de sa sortie en salles aux Etats-Unis à l'automne par le distributeur indépendant candien eOne.


Source LA Times  - Traduction RP France

Interview de Robert Pattinson pour BBC America (vidéos vo/vostfr + résumé en français)


Version youtube (via RP Life)




Résumé par RP France

- Qui est Rey dans The Rover, comment le décrire ?

Une personne qui a été maltraitée par son entourage, convaincu par sa famille qu'il est un attardé mental. Mais Rob pense que ça n'est pas le cas, il pense plutôt qu'à force de se l'entendre répéter, Rey est dans un état régressif qui le rend incapable de penser ou d'agir par lui même.

Interview de Robert Pattinson pour Les Inrocks (vidéo)


Cannes 2014 - jour 9 : Pattinson et la... par lesinrocks

La partie uniquement consacrée à Rob


Interview de Robert Pattinson pour Vanity Fair (article traduit)

Robert Pattinson connaît une ou deux choses sur la rançon de la gloire, donc il vaut mieux l'écouter quand il dit qu'il s'inquiète pour les enfants stars à Hollywood qu'il rencontre. "Quand on voit ces enfants, il n'y a pas 36 solutions : soit ils sont en thérapie ou alors ils finiront tueur en série ou par se suicider. J'entends par là que c'est dès le plus jeune âge et ​​c'est terrifiant".

Il y a justement un de ces enfants stars dans l'intrigue de "Maps to the Stars", l'un des deux films de Pattinson qui font leurs débuts au Festival de Cannes de cette année. Evan Bird, connu pour son rôle dans The Killing, interprète Benjie, star reconnue de la télé âgée de 13 ans, et Robert Pattinson joue un chauffeur qui tente de percer dans le show business. Réalisé par David Cronenberg, qui a déjà collaboré avec Robert Pattinson sur Cosmopolis en 2012, le film est une satire féroce d'Hollywood qui met également en vedette Julianne Moore dans le rôle d'une actrice hystérique qui a quelques heures de vol au compteur, John Cusack en coach de vie diabolique et Mia Wasikowska, sorte d'ange vengeur un peu dérangé.


Pattinson a un rôle plus conséquent dans le road movie post-apocalyptique de David Michôd, The Rover, celui d'une petite frappe pas très brillant fasciné par Guy Pearce. Au fur et à mesure qu'il voyagent dans l'arrière pays australien, le personnage de Pattinson prend de plus en plus confiance et se transforme de plus en plus en meurtrier.


VF.com a interviewé Pattinson à Cannes, où son ex-petite amie et partenaire Kristen Stewart a également un film en compétition, et l'a interrogé sur la façon dont il s'est préparé pour le rôle, ce qu'il trouve le plus ridicule à propos d'Hollywood et comment il a géré sa soudaine célébrité soudaine alors qu'il n'était âgé que de 21 ans.