THE ROVER : VIVRE OU SURVIVRE
Auteur de courts métrages et de documentaires, David Michôd a connu les louanges de la critique internationale en 2010 avec Animal Kingdom,
son premier long métrage de fiction. Le film brossait le portrait d’une
famille de criminels d’un quartier tranquille de Melbourne pourchassés
par la police locale. Dans The Rover,
le cinéaste australien met en scène, dans un monde jugulé par la crise
économique, deux hommes que le destin va forcer à faire équipe pour
rester en vie.
Comment vous est venue l’idée de ce film ?
Comment vous est venue l’idée de ce film ?
En 2007, Joel Edgerton et moi étions à Los Angeles et nous avions un peu de temps devant nous. Nous avons commencé à imaginer l’histoire d’un homme seul dans le désert avec une voiture. Dans un premier temps, nous nous sommes dit que nous allions écrire le film pour son frère, Nash. Mais dès lors que j’ai eu rédigé la première ébauche du scénario, j’ai su que j’étais en train de l’écrire pour moi.
J’ai toujours souhaité que "l’effondrement" qui survient dans le film soit plausible et prévisible. Je ne vois pas forcément le monde dans lequel The Rover se déroule comme semblable au notre. Du moins pas à l’Occident. En revanche, il supporte quelques similitudes avec la pénurie de ressources dont sont victimes les états du Tiers-monde. Je pense par ailleurs qu’au regard de la prévalence répugnante de l’intérêt personnel, de l’avidité effrénée et du mépris total qui touche notre société, l'univers du film est une extension logique de notre monde actuel.







